Un nageur serbe accuse les critiques de dopage d’hypocrisie

Ceux qui appellent à lutter contre le dopage ne joignent pas la parole aux actes. Un seul nageur a rejoint le mouvement du passeport sanguin, et c’était le Russe Yevgeniy Korotychkin, selon le champion du monde de natation Milorad Cavic.

Les débats sur la nécessité de réformer le système antidopage ne servent à rien s’il n’y a que deux sportifs au monde prêts à publier les résultats de leurs tests sanguins dont l’un est Russe et ce, en dépit du scandale de dopage lancé contre la Russie, a déclaré samedi le nageur serbe Milorad Cavic, médaillé d’argent des Jeux olympiques de Pékin

« Aujourd’hui, une grande partie des critiques concernant le dopage est exprimée par ceux qui ignorent entièrement l’abécédaire du contrôle antidopage, les différences entre des protéines et des hydrates de carbone et leur façon d’agir. Quel est le sens de toutes ces déclarations de nos vedettes, si elles ne joignent pas la parole aux actes. En 2009, j’ai publié régulièrement mes tests sanguins sur mon site. Qu’est-ce que vous diriez d’une telle transparence ? Un seul nageur a rejoint le mouvement du passeport sanguin, et c’était le Russe Yevgeniy Korotychkin », a écrit l’athlète dans son Twitter.

Il a également explicité ses propos d’il y a quelques jours sur Michael Phelps qui affirmait avoir fait 13 tests antidopage avant les Jeux olympiques de Rio.

« En ce qui concerne Michael Phelps, je voudrais assurer à ses fans que je n’ai pas contesté sa grandeur, je lui ai seulement demandé pourquoi il avait commencé à le faire aujourd’hui. Plus de temps libre ?» a-t-il ajouté.

Auparavant, les hackers du groupe Fancy Bears avaient publié des documents selon lesquels le nageur Michael Phelps, le sportif le plus titré et le plus médaillé de l’histoire des Jeux olympiques, consommait de la gabapentine, médicament antiépileptique parfois utilisé comme drogue récréative. Or, cette même substance aide également à soulager les convulsions, les crampes et les spasmes musculaires provoqués par les entraînements intensifs.

En août 2016, un rapport commandé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) a accusé la Russie d’avoir mis en place un « système de dopage d’État avec l’aide active des services secrets ». Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO), a alors dénoncé « une atteinte choquante et sans précédent à l’intégrité des sports et des JO ».

Le document a déclenché un scandale autour de l’équipe olympique russe et a remis en cause sa participation aux JO de Rio. Pour sa part, l’équipe paralympique de la Fédération de Russie s’est vue refuser la participation aux Jeux paralympiques. Moscou a fermement démenti toutes les accusations de l’AMA.

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